La fabrication du vin est issue de la fermentation du jus de raisin. C’est ce processus qui permet de transformer le sucre du jus de raisin en alcool. En fait, des levures indigènes sont présentes sur la peau des raisins, et lorsque ces derniers éclatent, le jus entre en contact avec les levures et cela permet la fermentation.

La fermentation se poursuit jusqu’à ce que tout le sucre soit transformé ou alors que le jus ait atteint les 50% d’alcool. Que ce soit dans l’un ou l’autre des cas, les levures finissent par mourir naturellement.

En fonction de la quantité résiduelle de sucre après la disparition des levures, on aura un vin plus ou moins sucré.

Les étapes de la vinification

– La première étape consiste à érafler ou égrapper les raisins. Il s’agit de séparer les grains de raisin des rafles (tiges), car la partie verte de la grappe pourrait donner un mauvais goût au vin.

– Ensuite, il y a le foulage, qui consiste à écraser les baies sans écraser les pépins. A l’époque, cette étape de la vinification se faisait avec les pieds, mais aujourd’hui on utilise un fouloir qui facilite la libération du jus et de la pulpe.

– La macération et la fermentation : on se retrouve avec le moût (jus + pulpe + peau + pépin). On fait une opération de sulfitage pour empêcher l’oxydation. Cette étape consiste à mettre du SO2 (dioxyde de soufre) dans le moût afin de ralentir la fermentation et ainsi permettre une meilleure vinification.

du raisin en train de fermenter

Dans certains cas on peut ajouter des levures en plus de celles naturellement présentes et on laisse le moût fermenter.

La fermentation alcoolique, qui transforme le sucre du jus en alcool grâce à la présence des levures, dure entre 4 et 10 jours. Ce processus dégage également du gaz carbonique. Ce gaz remonte à la surface de la cuve, avec les pépins, les morceaux de pulpe et tous les autres résidus solides. Cette couche se nomme le chapeau de marc. On retrouve dans cette partie les tannins, les pigments et les arômes. Il faut donc mélanger régulièrement votre cuve pour que la partie liquide s’imprègne des arômes et des tanins.

Pour effectuer ce mélange, il ya plusieurs opérations possibles : le remontage et le pipeage.

–  Le remontage : il faut pomper le  jus vers le haut de manière régulière

–  Le pipeage : il suffit de pousser délicatement le chapeau de marc dans le jus.

– Le soutirage consiste à récupérer le jus sans le marc, et sans les autres parties solides du moût. On appelle ce jus le vin de goutte.

– L’étape suivante est le pressurage : on écrase les peaux et pépins issus du chapeau de marc pour en récupérer le vin imbibé. En fonction du vin souhaité, on peut rajouter ou pas le vin de presse récupéré. Dans le cas où le vin de presse est rajouté au vin de goutte, une seconde fermentation est alors entamée, il s’agit de la fermentation malolactique. L’ajout de ce jus diminuera naturellement l’acidité du vin et lui apportera plus de rondeur.

Le vin biologique

Les raisins issus de l’agriculture conventionnelle ont très peu de levures indigènes sur leur peau. En général, les vignerons enlèvent la levure naturelle en utilisant une grosse quantité de dioxyde de soufre. Par la suite, Ils utilisent à la place de la levure naturelle, une seule souche de levure commerciale. Les vins non biologiques auront de ce fait moins de goût et de personnalité, et se ressembleront étant donné qu’ils sont faits avec la même souche de levure.

Un vin naturel est fermenté uniquement grâce aux levures présentes naturellement sur la peau des raisins. En fait, les souches de levures sont très variables d’un endroit à l’autre, et dépendent de la région où les raisins sont cultivés. C’est ce qui va différencier les vins sur le plan gustatif. C’est ce qui fait qu’ils sont de plus en plus prisés par les grands restaurants

Un vin biologique ne doit pas contenir de produits chimiques. En revanche, les traitements contre les maladies courantes (mildiou, oïdium), à savoir traitements au soufre ou au cuivre peuvent être utilisés. Le terme “vin biologique” est réglementé depuis seulement 2012 par un cahier des charges européen. Les règlementations peuvent être quelque peu différentes en fonction du pays où le vin est produit.

vin biologique

La marque Jean Merlaut propose des vins biologiques, vins issus de l’agriculture biologique. Les composants utilisés sont certifiés bio, ce qui permet de garantir la qualité du vin. Si vous cherchez un vin savoureux et avec des arômes intéressants, consulter le site https://www.jean-merlaut.com/66-vins-biologique.

Un vin bio vous offrira des notes plus fruitées et florales (Violette et Iris par exemple). D’autre part, il aura, la plupart du temps, un degré d’alcool plus bas que la moyenne avec un degré d’acidité un peu plus élevé, ce qui donnera un meilleur équilibre sur le plan gustatif. Vous découvrirez ainsi des saveurs nuancées et des vins à forte personnalité qui proviendront uniquement de la nature.

Le processus de vinification n’est pas un processus si simple qu’il n’y paraît de prime abord. Les levures présentes et la quantité de sucre dans les raisins utilisés ont une importance capitale. Les souches de levures seront très différentes en fonction de l’endroit où se situe votre récolte de raisin. Sans oublier que plus un vin est naturel et sans produits chimiques, plus il a de chance d’être savoureux et équilibré.

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